Vieillissement, maladies chroniques et inégalités sociales de santé : 3 grands défis du système de santé affirmés dans les 2 grandes dernières lois parues ces derniers jours :

Ces défis sont liés entre eux, comme le souligne le Rapport de l’Académie Nationale de Médecine du 24 novembre 2015 sur la « Prévention de la dépendance liée au vieillissement » : les maladies chroniques, elles-mêmes influencées en partie par les inégalités socio-économiques, sont une des causes principales de la dépendance liée à l’âge.

Le rapport relève, page 8, « l’importance de l’éducation thérapeutique exercée par l’ensemble des professionnels de santé, de l’éducation à la santé et de la prévention médicalisée et socialisée des facteurs de risque des maladies chroniques […]. »

Il recommande notamment la mise en place d’un bilan de santé à mi-vie (45-55 ans), l’amélioration de la qualité des prescriptions et de l’observance, ainsi que la prévention ciblée sur les pathologies présentant les plus hauts risques d’entraîner une dépendance au cours du vieillissement :

  • Prévention des maladies cardio-, neuro- et néphro-vasculaires
  • Diabète
  • Dépression
  • Démences
  • Maladies musculo-squelettiques
  • Troubles sensoriels liés au vieillissement

Le Plan National d’Action de Prévention de la Perte d’Autonomie, qui décline de manière opérationnelle les décisions de la Loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, définit son périmètre d’intervention tout au long de la vie, et particulièrement :

« – Après une maladie : prévention secondaire et prise en charge adaptée des pathologies quel que soit l’âge. L’éducation thérapeutique doit être développée dans le cas de maladies chroniques.

A l‘hôpital, une perte d’autonomie peut être induite par l’environnement soignant ;

En établissement d’hébergement : il convient de favoriser la prévention tertiaire, avec une prise en charge de l’état nutritionnel, de la santé bucco dentaire, de la dépression, de la démence, des troubles du comportement, des troubles de la marche et de l’équilibre, des risques infectieux…. […] » (page 24)

Références :